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 Lee Byung-Hun (ou Lee Byeong-Heon)

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odesu
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MessageSujet: Lee Byung-Hun (ou Lee Byeong-Heon)   Mar 12 Fév 2008 - 16:46

Lee Byung-Hun




Biographie :

Lee Byung-Hun (ou Lee Byeong-Heon) est un acteur Sud-Coréen. Il est né le 12 juilliet 1970 à Seoul en Corée du Sud .

Lee Byung-Hun, 38 ans cette année, n'est pourtant guère nouveau dans le métier. Ses débuts peu fracassants remontent à 1991, dans le drama Asphalt is my hometown qu'il tourne alors qu'il est encore étudiant. Longtemps cantonné aux mélodrames et comédies romantiques télévisées dont l'impact est énorme en Asie, il rencontre dès 1992 un certain succès public, avec le drama Love, Tomorrow. Toutefois, ce n'est qu'en 1996 qu'il accède véritablement au statut de star, toujours avec une série télévisée, Asphalt Man, qui lance aussi les carrières de deux des comédiens coréens les plus populaires et talentueux à l'heure actuelle, Lee Young-Ae (JSA, Lady Vengeance) et Jung Woo-Sung (Phantom the Submarine, Musa). L'année 1996 marque aussi les prémisses d'un renouveau du cinéma coréen, renouveau qui se traduit par la mise en place de productions plus ambitieuses et variées dont Gingko Bed de Kang Je-Gyu demeure l'exemple le plus frappant. A ce stade, Lee Byung-Hun n'a tourné que trois films pour le cinéma et pas des meilleurs : Who Drives Me Mad ? de Gu Im-Su, Run away de Kim Sung-Su en 1995, et Kill the love de Im Jong-Jae en 1996. Il faut attendre 1998 et le film Harmonium in my memory de Lee Young-Jae pour le découvrir enfin dans une oeuvre de qualité décente, toujours dans le registre romantique qui a fait sa renommée. Le souci est que la critique continue de bouder l'acteur, le cataloguant sans ménagement comme un simple playboy, tout juste bon à hanter les dramas sirupeux. Quand Park Chan-Wook décide de l'engager pour tenir l'un des rôles clés de JSA en 2000, il prend un risque que l'on a peine à imaginer en Occident au vu de la popularité et du respect que l'un et l'autre ont acquis depuis.



JSA ( Joint Security Area )


Film-charnière de la carrière de Park Chan-Wook, JSA représente aussi un tournant majeur dans le parcours jusque là hésitant de Lee Byung-Hun, et ce bien qu'il se retrouve royalement exclus de la pluie de récompenses qui déferle sur le film, à l'inverse de ses partenaires couverts d'éloges. Il peut néanmoins se consoler en profitant de cette nouvelle visibilité offerte par le film qui détrône rapidement Shiri de la place très convoitée de plus gros succès coréen de tous les temps. Lee Byung-Hun y incarne le sergent Lee Su-Yuk, survivant d'une terrible fusillade impliquant des soldats nord et sud-coréens dans la zone démilitarisée qui sépare les deux Corée. Interrogé par le Major Sophie E. Jean (Lee Young-Ae) qui a fait le voyage depuis la Suisse neutre, le sergent Lee, traumatisé par l'événement, est soupçonné de dissimuler la vérité aux autorités. Débutant comme un thriller dans la plus pure veine hollywoodienne, JSA est un réalité un drame humain poignant et subtil, magistralement réalisé et interprété. Aux côtés de Lee Byung-Hun, on retrouve outre Lee Young-Ae, le génial Song Kang-Ho (The Foul King, Sympathy for Mr. Vengeance) et le toujours impressionnant Shin Ha-Gyun (Guns and Talks, Save the Green Planet). Un environnement stimulant qui permet à Lee de se surpasser, livrant ce qui demeure l'une de ses plus splendides performances à ce jour. Carton historique en Corée, JSA engrange un peu plus tard près de neuf millions de dollars au box-office japonais, à une époque où le pays n'est pas encore gagné par la Hallyu. Si le succès japonais de JSA ne peut être imputé à l'acteur, il en va tout autrement de son film suivant, Bungee Jumping of their Own, réalisé en 2000 par Kim Dae-Seung.


BUNGEE JUMPING OF THEIR OWN


L'impact énorme de Bungee Jumping of their Own sur le public japonais n'a pas fini de faire des ravages. Dans un tout récent sondage organisé par la chaîne NHK et visant à classer les films préférés des Japonais, toutes genres et nationalités confondus, le film de Kim Dae-Seung se paie le luxe de figurer aux côtés de JSA et A Bittersweet Life, tandis que le reste du classement inclut des classiques tels que Vacances Romaines ou Cinéma Paradiso. Ces trois films, les seuls coréens du classement, n'ont a priori rien en commun si ce n'est qu'ils sont incontestablement les trois meilleurs films de Lee Byung-Hun. Plus étonnant encore, l'acteur est seul de son pays à se retrouver cité aux côtés de Tom Hanks, Robert de Niro, Johnny Depp ou Leslie Cheung dans le top ten des acteurs favoris des Japonais. Que s'est-il passé ? Le plus intrigant demeure sans doute le fait que Bungee Jumping of their Own se situe aux antipodes du blockbuster narcissique susceptible de déchaîner les foules et se rapprocherait plutôt à première vue d'une comédie romantique. Du moins dans sa première partie, car les apparences sont trompeuses et le film surprend par l'audace, la finesse et la malice avec lesquelles il aborde sans prévenir le thème de l'homosexualité. Dans ce rôle pour le moins osé – le genre de choix que l'on n'attendait pas forcément de lui à ce stade de sa carrière, Lee Byung-Hun se révèle bouleversant. Face à lui, on retrouve la regrettée Lee Eun-Joo (Frères de Sang) ainsi qu'un jeune comédien très prometteur, Yeo Hyun-Su. On n'en voudra pas à Lee Byung-Hun si ses films suivants ne se montrent pas tous à la hauteur de celui-ci.


ADDICTED


Comme la plupart des acteurs coréens, Lee Byung-Hun continue de mener de front une carrière au cinéma et à la télévision. En 2001, il enchaîne donc avec Beautiful Days, série TV à succès de 24 épisodes dans laquelle il a pour partenaire Choi Ji-Wu, qu'il recroisera quelque temps après dans le film Everybody Has Secrets. Il tournera son dernier drama en date, All-In, deux ans plus tard. Entre temps, il revient en force au cinéma au travers de deux projets très différents. Tout d'abord, dans le très beau film d'animation My Beautiful Girl, Mari de Lee Sung-Kang, où il prête sa voix à Namoo, le personnage principal. Puis dans le singulier Addicted de Park Young-Hoon, lui aussi réalisé en 2002. Singulier, parce que ce thriller tordu et maladroit semble constamment hésiter entre suspense et mélodrame, dans une sorte de mélange improbable qui fait tout son charme mais aussi toute sa faiblesse. Au milieu de tout ça, Lee Byung-Hun ne livre certes pas sa performance la plus mémorable mais il demeure crédible et touchant de bout en bout, dans un rôle pétri d'ambiguïté. Plus intéressante est sa prestation dans le susmentionné Everybody Has Secrets qu'il tourne en 2004. Cette comédie légère de Jang Hyun-Su offre à notre homme l'occasion de déployer tous ses charmes puisqu'il y personnifie rien moins que le fantasme ultime de toute femme. Navigant entre trois sœurs plus ou moins frustrées par une vie sexuelle décevante ou inexistante, il s'acquitte avec une aisance incroyable de la lourde tâche de leur rendre la vie plus belle. Le désir qu'il provoque instantanément chez les autres est tel qu'il parvient même à faire tourner la tête du jeune frère de ces dames. Un rôle qui va à l'acteur comme un gant et l'éloigne un bref instant des histoires tragiques qui peuplent sa filmographie. Remake du film irlandais About Adam de Gerard Stembridge avec Stuart Townsend et Kate Hudson, Everybody Has Secrets est un petit film enlevé et réjouissant qui trouve son public non seulement en Corée mais aussi au Japon, décidément terre d'accueil de tout ce qui touche de près ou de loin à Lee Byung-Hun.


EVERYBODY HAS SECRETS


La même année, l'acteur renoue avec Park Chan-Wook, le premier réalisateur à avoir cru en son potentiel lors du casting de JSA. Cette fois-ci, Lee Byung-Hun se voit proposer un premier rôle dans un court-métrage, Cut, qui sera intégré dans le film fantastique à sketches Trois… Extrême. Il y interprète un jeune réalisateur populaire et blasé, brutalement séquestré par un maniaque qui lui reproche d'être "trop gentil". Drôle, baroque et cruel, le segment Cut permet à l'acteur de s'essayer à un univers radicalement différent de ce qu'il a expérimenté jusqu'alors. Avec Kim Jee-Woon, Park Chan-Wook est peut-être le seul à capter toute l'ambivalence de l'acteur, dont le visage peut dégager une froideur extrême comme une candeur désarmante. Mais c'est avec le polar noir A Bittersweet Life, en 2005, que Lee Byung-Hun trouve enfin son rôle phare, celui qui le fait accéder au véritable statut d'icône. Dans la peau de ce tueur solitaire dont l'apparence glaciale masque un terrible désespoir, il crève littéralement l'écran. Superbement écrit, le rôle de Sun-Woo lui octroie toute latitude pour affiner son jeu sensible, qui plus est au sein d'un film remarquable. Depuis JSA, Lee Byung-Hun a toujours excellé dans les scènes d'émotion, n'hésitant pas à pleurer à l'écran lors de longs plans séquences. On se souvient de sa magnifique et tragique scène de déclaration d'amour à Yeo Hyun-Su dans Bunjee Jumping of their Own. Kim Jee-Woon lui offre une scène du même acabit dans A Bittersweet Life, qui se trouve être l'une des plus poignantes du film. Il lui offre aussi de nouvelles et passionnantes opportunités de carrière.


CUT


L'effet A Bittersweet Life ne s'est pas fait attendre puisque c'est à la suite de la projection cannoise de 2005 que Lee Byung-Hun est contacté par Jenny Rollings de la Creative Artists Agency (CAA), l'agence la plus importante aux Etats-Unis. Il signe dès le mois de novembre suivant un contrat avec elle, dont la teneur reste secrète. Un bonheur ne vient jamais seul et l'enthousiasme des Japonais pour l'acteur coréen ne cesse de croître, atteignant des proportions presque alarmantes. On l'a dit, Bunjee Jumping of their Own est un phénomène depuis sa sortie au Pays du Soleil Levant : 2006 était lancée une figurine à l'effigie du personnage de Lee Byung-Hun dans ce film, une idée tout simplement ahurissante puisque ce personnage ne se démarque ni par sa tenue vestimentaire ni par sa coiffure. Ce n'est pas tout. Un jeu vidéo dont le personnage principal s'inspire de l'acteur, Lost Planet, a été élaboré par Capcom ( sorti le 12 janvier 2007 ). Tout ceci n'étant rien à côté du fan meeting que Lee Byung-Hun a tenu au Tokyo Dome début mai 2006 et qui réunissait plus de… 42 000 fans ! Du jamais vu. Tout vient à point à qui sait attendre.


A BITTERSWEET LIFE


Filmographie :

Films :

2009 G.I. Joe
2008 The Good, the Bad, and the Weird
2008 I Come with the Rain
2007 HERO
2006 Once in a Summer
2005 A Bittersweet Life
2004 Three Extremes - segment "Cut"
2004 Everybody Has Secrets
2002 Addicted
2001 Bungee Jumping of Their Own
2000 Joint Security Area
1999 Harmonium in My Memory
1997 Elegy of the Earth
1996 Kill the Love
1995 Runaway
1995 Who Drives Me Mad?


Dramas :

2003 All In
2001 Beautiful Days
2001 Road
1999 Sally is Back
1999 Sun Flower
1999 Happy Together
1998 White Night 3.98
1997 White Sand
1997 I Do
1997 Beautiful My Lady
1995 Son Of Wind
1995 The Asphalt Guy(The Legend Of Car God)
1994 The Fragrance of Love
1993 Police
1993 The Sorrow of the Survivor
1992 Tomorrow Love
1992 Dawn
1992 Days of Sunshine
1992 Wild Sunflower
1991 Flower That Never Wilt
1991 Family
1991 Asphalt My Hometown, Asphalt


Récompences :

Meilleur acteur principal, (catégorie film) en 2006, 42nd Baek-sang Award
Meilleur acteur principal, Korean Film Award (2005)
Meilleur acteur principal, Busan Cinema Critics Award (2005)
Meilleur performance (catégorie drama) en 2003, 39th Baek-sang Award
Meilleur performance (catégorie film) en 2002, 38th Baek-sang Award
Meilleur performance en 2001, SBS
Acteur le plus populaire en 2001, Blue Dragon
Prix de photogénie & Korea Image Grand Prix
Meilleur acteur principal, Busan Cinemas Critics Award (2000)
Meilleur performance en 1996, KBS (Dec 96)
Meilleur performance en 1995, KBS (Dec 95)
Meilleur performance en 1993, KBS (Dec 93)
Meilleur performance en 1992, KBS (Dec 92)


Divers :

Au dernière nouvelles, en décembre 2007, il a été confirmé que Lee jouera le rôle de Storm Shadow dans le film d'action G.I. Joe ,ce qui confirme ses début d'acteur a Holliwood.

Mon Avis :

Dans The Bitterswett Life, j'ai découvert un acteur de grande classe, il tient le rôle à merveille, certain disent même que l' on n'avait pas vu tueur à gages plus classe à l'écran depuis Chow Yun-Fat dans The Killer de John Woo.Je suis heureux qu' avec The Bittersweet life il accède enfin à une véritable reconnaissance critique dans son pays, à travers une nomination pour le prix du meilleur acteur en 2005 dans le cadre de chacune des deux plus prestigieuses cérémonies coréennes, les Blue Dragon Awards et les Grand Bell Awards. Il emporte même le prix aux Paeksang Arts Awards 2006, raflant la mise à son collègue de A Bittersweet Life, l'acteur montant Hwang Jung-Min. S'il a longtemps attendu son heure de gloire, il semble que la patience de Lee Byung-Hun soit aujourd'hui récompensée au-delà de ses plus folles espérances puisqu'il s'impose désormais comme le comédien le plus emblématique et incontournable de la Hallyu (vague coréenne), en Asie comme en Occident.

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