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 TAKESHI KITANO Part 2

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odesu
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MessageSujet: TAKESHI KITANO Part 2   Sam 9 Fév 2008 - 4:22

TAKESHI KITANO ( Part 2)


PLANTÉ AVEC "GETTING ANY?" ET SA MOTO

Après Sonatine, Kitano tourne sa première comédie de l'autre côté de la caméra : Getting Any ? . Ce film que joue également Takeshi a été méprisé par la critique japonaise. A croire que l'on ne peut jongler sur divers registres lorsque l'on est comédien nippon.
La même année, Kitano s'essaye au suicide par hasard : le 2 août 1994, après avoir bien bu, Takeshi Kitano prend sa moto, démarre en trombe, s'endort et s'écrase contre un mur. Sorti miraculeusement de l'accident, Kitano passe des mois en isolation dans une clinique pour des fractures crâniennes et un bris de la mâchoire.
Quand il sort de l'hôpital, Kitano reste paralysé du côté droit de la figure (d'où les lunettes noires). T. K. : "C'est embêtant. J'allais voir une de mes amies. Quand elle m'a revue quelques années plus tard, elle m'a dit : "Pourquoi as-tu mis si longtemps ?


Kitano peut en rire maintenant, mais il a bien failli y passer. Il reste 10 jours dans le coma et les docteurs pensent qu'ils ne pourront jamais réparer les dommages crâniens.
T. K. : "Quand je me suis réveillé, j'avais une bataille dans la tête. Je ne savais pas quel part de ma mémoire avait disparu. Mr. Mori et Mr. Miyagi, mes deux associés sont venus prendre de mes nouvelles. Alors, j'ai regardé Mr. Mori et ai dit : "Bonjour Mr. Miyagi". Ils ont paniqué. Ca m'a rassuré. En fait, je savais pertinemment qui était qui. Pour m'amuser, j'ai joué à ce jeu pendant un certain temps"
Après l'accident, Takeshi arrête de boire et se dévoue corps et âme à la peinture, à la lecture, à l'étude scientifique et à la musique.
T. K. : "Les gens autour de moi disent que ceux qui ont vécu une expérience traumatisante vivent mieux par la suite. Je ne partage pas cette vision. Je ne suis pas meilleur maintenant. Si je n'ai pas bu ces derniers temps c'est que j'en n'ai pas eu l'opportunité. Juste après l'accident, j'ai dû boire deux fois plus qu'avant. Je voulais montrer que Kitano n'étais pas assoupi. 6 mois plus tard, j'ai réalisé que l'accident avait quand même changé des choses. La paralysie du visage m'a apporté de toutes nouvelles expressions que je dois apprivoiser."


RETOUR HEUREUX


Après l'accident, Takeshi s'étonne que ses films n'aient pas plus de succès. Alors, il retourne un moment à la télévision, délaisse la caméra, mais continue à écrire ses scénarios. Kitano revient en 1996 avec "Kids Return", un drame d'adolescents.
T. K. : "Les comiques pensaient que je ne reviendrais jamais. Le plus drôle, c'est que je suis revenu ! Mon expérience personnelle a cependant changé bien des choses sur ma manière de filmer. Cette fois, je voulais faire quelque chose de terrible, mais j'avais peur que le public japonais croie que j'avais pêté les plombs ! Je devais les rassurer. Dans mes films précédents, la mort était une sorte d'échappatoire désespérée. Cependant, dans "Kids Return", les personnages choisissent la vie, dure et terrible, mais la vie."
Ce film (dont le titre est tiré d'un de ses poèmes) a une structure différente de ses autres réalisations. Il est bourré d'histoires et de personnages, ne suivant jamais la trame d'un seul héros. Les deux garçons sont associés aux autres vies, aux autres problèmes.
T. K. : "Les deux principaux personnages, masaru et Shinji, ont été créés à partir de garçons que j'ai connus à l'école. Leur camarade de classe, Hiroshi, devient chauffeur de taxi comme un de mes vieux amis. Je voulais voir les deux sortes d'étudiants : ceux qui bossent dur et ceux qui ne vont jamais en classe et pensent que ce serait sympa d'être yakuza. En général, les professeurs pressent les premiers et ignorent les autres. Le film, bien sûr, parle de cette terrifiante réalité."
Kitano trouve les deux acteurs principaux grâce à un casting improvisé.
T. K. : "Les gens du casting et les producteurs ont vu environ 250 garçons et en ont réuni une quarantaine avant que je les voie. J'ai choisi ceux qui me paraissaient les plus confiants, ceux qui se pavanaient devant les autres, comme s'ils étaient seuls dans la pièce. Je n'avais jamais utilisé de beaux personnages dans mes films. Masanobu Ando, le garçon qui joue Shinji, est venu vers moi et m'a dit qu'il savait qu'avec une tête pareil, je ne le choisirai jamais."



Les deux garçons qui jouent misérablement sur une scène devant l'école sont évidemment tirés du monde du business, des paillettes et du show, mais aucunement de la jeunesse tourmentée de Kitano.
T. K. : "Si j'en avais fait des figures autobiographiques, il est clair que l'histoire aurait évolué vers ces personnages, changeant totalement ma vision primaire. Manzai, le personnage, a une approche traditionnelle de la comédie. Quand je jouais, mon but principal était de changer les règles et les lois. Quand je me suis produit pour la 1ère fois à Asakusa, dans un café, j'ai été viré 6 mois pour avoir critiqué le bistrot et son audience."
Après avoir vu "Kids Return", beaucoup furent déçu que le rôle du chef des yakuzas ne soit pas tenu par Kitano lui-même. Beaucoup de personnes pensèrent que l'acteur n'avait pas voulu apparaître défiguré suite à son accident de moto. Mais ce n'étais pas la raison :
T. K. : "Pour moi, un film est essentiellement silencieux. J'aime voir un film sans dialogue ni musique. Tout passe par les sentiments des acteurs. Bien sur, lorsque j'écris les histoires, j'arrive à m'imaginer les expressions et à voir les personnages en esprit. Ainsi, je sais parfaitement lorsqu'un rôle n'est pas pour moi. Dans ces cas là, je disparais derrière la caméra et continue à penser les personnages et non à les vivre."
"Kids Return" est le premier film de Kitano à connaître du succès dans son pays natal. Cette situation toute nouvelle pour l'acteur est une sorte de rupture et de consécration.


TRISTE HANA-BI


En 1997, Takeshi Kitano reprend encore une fois sa casquette de réalisateur. Hana-Bi parle d'un ex-flic, Nishi (Kitano), qui décide de faire visiter le Japon à sa femme qui se meurt d'une maladie incurable. Poursuivi par les yakuza et la police, Nishi fuit également la vie avec elle...
T. K. : "Je voulais montrer comment un japonais prend ses responsabilités. La façon de vivre de Nishi est totalement différente de ce que l'on pourrait voir dans un autre pays. On pourrait voir en Nishi un homme complètement dépassé, romantique ou sentimental à outrance. En fait, il décharge sa compréhension du monde et ses responsabilités, conformément à un idéal désespéré."
Le film, porté par les acteurs, la mise en scène et la musique est incontestablement la plus belle oeuvre de Kitano, sorte de chant du cygne artistique d'un cinéaste qui, depuis, ne cesse de se (re)chercher. Feu d'artifices d'émotion, cette oeuvre nous met le coeur à vif, nous ouvre les portes d'émotions intenses et jamais déplacées. Quasiment sans expressions, Kitano réussi à faire passer ses sentiments avec un minimum de moyens, le spectateur devant ressentir intuitivement les émotions d'après les situations présentes. A contrario de certains films lacrymaux (Dancer in the dark?) boulversants, le film de Kitano nous laisse seul face à nos propres émotions...


L'ÉTÉ DE TOUS LES MIRACLES
Kitano, après avoir reçu le Lion d'or à Venise pour "Hana-Bi", décide de faire une petite pause dans la réalisation et joue dans " Tokyo Eyes " du français Jean-Pierre Limosin. Une fois de plus, son apparition comme Guest star capte l'attention et bouffe l'espace.
En 1998, Kitano reprend sa caméra et tourne le merveilleux Kikujiro, un film présenté à Cannes qui prouve de manière définitive que son cinéma est de portée internationale. Ce film, resté aussi secret que le premier Starwars, est vraiment magnifique. Loin de ses oeuvres violentes, Kitano nous livre ici son film le plus lumineux.
"Vol.8 : KIKUJIRO NO NATSU" est l'histoire d'un yakuza rêveur (Kitano) qui aide un petit garçon à retrouver sa famille.… Une balade sur les routes du Japon, aux accents de buddy-movie, qui réunit un gamin désoeuvré et un yakuza de 50 ans, joueur et voleur, avec lequel il part à la recherche de sa mère.
T. K. : "Après Hana-Bi, j'ai compris que mes films étaient trop stéréotypés : gangs, violence, vie & mort, etc. J'avais de plus en plus de difficulté à m'identifier à eux. Donc, j'ai voulu faire un film que personne n'attendait ! En vérité, l'histoire appartient à un genre que je ne connaissais pas. Ce scénario était un challenge pour moi, un challenge qui me permettait de rompre avec mes anciennes réalisations. Même si l'histoire semble classique et banale, j'ai réussi à y mettre toutes mes passions imaginaires et mes envies cinématographiques. Cela donne un film étrange qui porte cependant la marque Kitano. Je souhaite continuer à "trahir" les gens en leur apportant des films aussi inattendus !"

SO FAR AWAY. . .
L'idée de "Brother" est née durant la production de "Getting Any ?" (1995), avant le terrible accident de moto qui failli tuer Kitano. "Brother" devait être son cinquième film. Après l'accident, le réalisateur dû reprendre des forces et n'a donc pas pu gérer les difficultés occasionnées par un tournage hors du Japon. Puis vint "Kids Return", le 6ème film de Takeshi Kitano. Ce film fut le premier à être présenté à Cannes, bénéficia d'une distribution dans divers pays et reçu des acclamations internationales.
Bien sûr, l'un des principaux défenseurs du film fut le producteur britannique Jeremy Thomas (RPC). Plus de 15 années séparaient le travail des deux hommes sur Furyo quand "Kids Return" sorti sur les écrans. Durant un repas à Cannes, Kitano, qui avait retrouvé son ami Jeremy, proposa à ce dernier un nouveau concept de film , "Brother", film qui devait se tourner à los Angeles. Thomas fut totalement séduit par l'idée et apporta son soutien exclusif au réalisateur nippon. Malheureusement Kitano dû retourner au Japon pour tourner son septième film, "Hana-Bi" et le projet "Brother" fut momentanément abandonné.


Une année plus tard, après avoir gagné son lion d'or à Venise, Kitano retourna en Angleterre ou il fut accueilli à bras ouvert par son ami Thomas. Avec l'accord de Masayuki Mori, le producteur officiel de Kitano, les deux compères décidèrent de relancer la production de "Brother", son neuvième film.
Mori promis de s'occuper du film, après en avoir fini avec "Kikujiro". Bien entendu, le montage final et l'équipe du film demeureraient sous le contrôle total de Kitano. Thomas renchérit : "Aussi longtemps que nous ferons un film ensemble, vous aurez la totale maîtrise de l'image. Nous allons faire au mieux. Ce film marquera la naissance d'une union entre l'Angleterre et le Japon". Dès que ces accords furent passés, Mori et Thomas se rendirent à plusieurs meetings au Japon et à Londres pour consolider les accords de la production. En 1999, durant la présentation de "Kikujiro", Mori annonça la naissance future de "Brother".
Après Cannes, Kitano et son équipe partirent pour Los Angeles (entre août et milieu septembre) pour repérer les endroits susceptibles de convenir au réalisateur. Ils profitèrent également de ce voyage à l'étranger pour auditionner environ 200 acteurs de Los Angeles. Rejoint par une équipe de techniciens américains, ils avaient tout ce qu'il fallait pour commencer le film ! Les premières prises de vues eurent lieu en novembre 1999 à Tokyo…
T. K. : "Je ne considère pas mon film comme un film de studio américain. Je voulais tourner aux Etats-Unis et ai donc engagé des personnes de là-bas. Mais j'ai quand même posé mes conditions : je voulais avoir entière maîtrise du " Final Cut " et ne pas faire de concession vis-à-vis du scénario. De plus, l'équipe principale devait être japonaise. Je ne ferai jamais partie d'un grand studio car je ne veux pas céder sur tous ces points ! Jamais un Kitano sera américain, je ne crois pas ! La seule chose américaine du film, c'est qu'il a été tourné à L.A"


L'HISTOIRE: Yamamoto (Beat Takeshi) est maintenant un Yakuza solitaire. Défait par un rival dans une guerre de famille et abandonné par la plupart de ses anciens "collègues", le Yakusa est obligé de s'enfuir aux USA.
Sur les traces de son frère Ken (Claude Maki), un ancien yakusa qui déserta le Japon pour aller étudier à Los Angeles, Yamamoto est bien décidé à imposer sa doctrine aux USA.
Dès son arrivée aux Etats-Unis, Yamamoto est agressé par un afro-américain du nom de Denny (Omar Epps). Ce dernier essaie d'égorger le japonais dans une rue isolée, mais il est blessé par le yakuza qui refuse de se laisser tuer. Ne trouvant pas son frère, Yamamoto est obligé de survivre dans une société qu'il ne connaît pas, en totale opposition avec sa vie précédente. Ne parlant pas la langue, l'homme est obligé d'utiliser son instinct pour survivre.


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